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Poop stories : straight from the crapper



Poop n: 10666




J’avais pété et l’odeur âcre me fit soudain revenir en tête les nombreuses fois où, dans ma jeunesse, ce temps passé sur le trône me permettait de revivre encore une fois les choses du quotidien, les petits riens qui sont finalement tout ; qui à l’abri de ce petit placard devenaient des aventures, mes aventures que je prenais goût à mettre en scène, ce moment-là, cette écluse magique qui arrêtait le cour du temps, c’était comme une parenthèse réflexive dans ma journée bien peu chargée et alors, tel Marcel au crépuscule de sa vie, je me ressouvenais des évènements de la journée et me les repassais en tête, prenant le temps d’inscrire dans ma mémoire les milles détails de ceux qui m'étaient chers et que je voulais garder ou alors imaginant mille scénarios différents à ceux qui me déplaisaient.



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Poop n°10 555


Agréable comme le siège des toilettes déjà chaud ;

   Agréable comme le trou de la douche bouché par des poils ;
 Agréable comme un fond de jus d'orange chaud ;

      Agréable comme une cafetière vide et un filtre plein ;
Agréable comme un repas silencieux ;

         Agréable comme le bruit d’une série à deux heures du matin ;
 Agréable comme une discussion forcée ;

            Agréable comme la rencontre fortuite de personnes inconnues ;
 Agréable comme un réveil qui sonne, resonne et résonne dans la chambre d'à côté…


 [...]

La vie en communauté reste agréable car elle enseigne à supporter l'insupportable. 



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Poop stories, straight from the crapper


POOP n2367


Tout commença lorsqu'une collègue dit à Marc que Lucie ne pouvait pas le voir. Marc, que tout le monde au bureau adorait parce qu'il était le bout en train, plein d'énergie dont chaque bureau est équipé, ne comprenait pas bien pourquoi. Lucie, elle était tout le contraire. Elle ne parlait à personne et ne s’adressait qu’à ses supérieurs, faisait toujours son travail à temps et ne demandait jamais rien. Marc avait demandé à plusieurs de ses collègues ce qu'il avait pu faire de mal. S’était-il trompé de date pour son anniversaire ? Non et d'ailleurs il avait été le seul à y penser. Avait-il eu un geste ou une parole déplacée lors du dernier pot ? Non et d'ailleurs ça l'aurait peut-être décoincée un peu. Avait-il jamais oublié de lui dire bonjour ou au revoir ? Non et d'ailleurs, elle ne le faisait jamais pour personne, à part pour ses supérieurs. Peut-être qu'elle n'aimait tout simplement pas sa bonne humeur et d'ailleurs si tel était le cas, qui était-elle pour lui en vouloir, elle qui traînait une figure de six pieds de longs entre son bureau et la photocopieuse ? Lucie de son côté, comme elle ne parlait pas à ses collègues, ne pouvait s'enquérir auprès d’eux du comportement de plus en plus méprisable de Marc. En revanche, ayant remarqué l’inflation de remarques attentionnées et de gestes de sympathie de la part de Marc, l’antipathie qu’il lui inspirait augmentait exponentiellement.




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